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Edge computing : le logiciel au plus près du terrain

Tout ne doit pas remonter au cloud. Une borne en magasin, un boîtier sur une machine, un routeur sur un site isolé doivent décider sur place : en quelques millisecondes, avec un réseau qui tombe, sur un lien 4G ou satellite qui se paie au mégaoctet. L'edge computing consiste à placer une partie du logiciel là où les choses se passent, et à ne transporter vers le cloud que ce qui compte.

KERN-IT a construit cette compétence des deux côtés : par la recherche, avec Kenobi et ses 2 000 points réseau supervisés en Europe, et par l'exploitation quotidienne de bornes en libre-service qui tournent depuis plus de dix ans, réseau ou pas.

Edge computing : le logiciel au plus près du terrain

Trois situations où le edge change tout

Le boîtier en magasin
Une borne de copy service identifie l'utilisateur, lit sa clé USB, imprime et compte sur place. Si le réseau du magasin tombe, elle continue de servir et synchronise la caisse au retour de la connexion.

Le site isolé
Un site connecté en 4G ou par satellite ne peut pas envoyer chaque mesure à la seconde. Le nœud filtre, agrège, garde l'historique en local et remonte l'essentiel : c'est ce que nous faisons pour les sites supervisés de Venn Telecom.

La machine qui trie ses données
Une machine de sport connectée produit des milliers de mesures par séance. L'électronique embarquée calcule sur place ce qui compte (cycles, charge, durée) et n'envoie que le résultat.

Kenobi, notre R&D edge

En 2020, avec l'opérateur Venn Telecom, nous avons lancé Kenobi : 24 mois de recherche cofinancés par Innoviris et le VLAIO pour prototyper une plateforme de gestion réseau indépendante des constructeurs. Le volet edge du projet a consisté à concevoir un ordinateur de périphérie relié aux équipements SD-WAN et à expérimenter son pilotage à distance : déploiement et mise à jour des nœuds sans déplacement, containerisation et orchestration des traitements sur le edge, arbitrage de l'intelligence entre le cloud et le terrain selon la latence, la bande passante et la fiabilité du lien.

Le projet a supervisé en conditions réelles plus de 2 000 points réseau répartis en Europe, prototypé la détection de problèmes par apprentissage automatique et donné naissance à GISWAN, notre outil de visualisation de la qualité du réseau sur le terrain. Sa leçon principale tient en une phrase : l'automatisation vaut quand elle décide vite et localement, l'humain reste nécessaire quand la décision engage le client. Le récit complet est sur la page du projet Kenobi.

Ce que ça change pour vous

Ça fonctionne sans réseau
Le service continue pendant la coupure ; les données se synchronisent après. Vos chiffres restent complets.

Moins de données transportées
Le tri se fait sur place. Sur un lien cellulaire ou satellite facturé au volume, c'est une ligne de moins sur la facture.

Un parc qui se met à jour seul
Nouvelle version du logiciel, nouvelle configuration, nouveaux contenus : poussés à distance sur tous les boîtiers, sans déplacement.

Des décisions en millisecondes
Couper, alerter, basculer, refuser : la décision se prend sur l'appareil, sans attendre un aller-retour vers un serveur.

Questions fréquentes

La question à poser est « que doit-il se passer si le réseau tombe, et en combien de temps faut-il décider ? ». Ce qui doit continuer sans réseau ou réagir en moins d'une seconde se traite sur l'appareil ; ce qui demande une vue d'ensemble, de l'historique ou un humain se traite au centre. La plupart de nos architectures combinent les deux.

Un mini-PC ou un micro-ordinateur du commerce suffit dans la plupart des cas, choisi pour durer et se remplacer facilement. Sur les équipements réseau, nous utilisons quand c'est possible la passerelle du constructeur. Le matériel compte moins que la recette qui permet de le reconfigurer et de le remplacer en quelques minutes.

Chaque boîtier est décrit par une configuration versionnée. Une mise à jour est poussée par vagues (un site pilote, puis le reste), avec vérification que chaque appareil a bien reçu et appliqué sa version, et retour arrière automatique si un boîtier ne redémarre pas correctement.

C'est un risque à traiter, pas une raison de renoncer. Le boîtier ne parle qu'à la plateforme, sur un canal chiffré ; ses ports et sa session sont verrouillés ; il ne stocke que ce dont il a besoin ; il est supervisé, donc son silence est détecté. Un appareil bien conçu est plus sûr qu'un poste de travail oublié dans un magasin.

Un boîtier pilote avec sa plateforme de supervision démarre à 20 000 €. Une flotte complète (boîtiers, plateforme, mise à jour à distance, alertes, portail) se situe entre 40 000 € et 100 000 € selon le nombre de sites et les intégrations. Voir nos fourchettes de prix.

Un parc d'appareils à faire tourner sans dépendre du réseau ?

Décrivez-nous vos sites, vos équipements et vos liens réseau. Nous vous dirons où placer l'intelligence, et où ne pas la placer.